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Ère nouvelle

L’homme au cours des siècles

Une ombre s’étire sur le monde

La raison qui fait que l’humanité est piégée dans un comportement répétitif résulte du fait que vous avez créé l’ego altéré. L’ego altéré est en fait l’Antéchrist. On n’en parle comme de la méchanceté de l’homme. C’est en effet le modèle familier que tous les peuples ont suivi. Il est devenu l’image, l’identité. Et cette image, cette identité sont comme des bêtes affamées qui doivent être continuellement nourries.

Lorsque vous vivez sous l’emprise de votre ego altéré, vous entamez la force de votre divinité. Une partie passe à sauver la face, à bien faire, à dire les bonnes choses et à vivre une vie totalement correcte. Cela prend de votre énergie, de votre force vitale pour maintenir intact le masque. Et pourtant, la divinité ainsi opprimée et le grand ego, qui est le Dieu intérieur. C’est cela la stagnation de l’âme, cette âme qui n’a pas évolué depuis 35 000 ans. Toute cette énergie a été perdue à maintenir l’image en place. N’en êtes-vous pas las à la fin ?

Maintenant, si nous parlions de l’image ? Lorsque quelqu’un vie en fonction de l’image, il y a certaines choses qu’il doit faire dans le but de maintenir cette image en vie est en bonne condition. Jusqu’à tout récemment, l’homme pensait qu’il devait accomplir certaines prouesses pour devenir un homme. Et la femme craignait de ne pouvoir survivre si elle ne faisait certaines choses de son côté, croyant que sa survie lui viendrait de la gent masculine.

Lorsque vous commencerez à comprendre l’évolution de l’âme, vous comprendrez aisément l’ego altéré et la place qu’il a occupée jusqu’à ce jour.

Nous allons maintenant parler de l’homme, c’est-à-dire du genre masculin. Le genre masculin, dans la ronde des changements qui s’en viennent, est responsable de ce tout ce qui se passe dans notre monde, économiquement parlant. Il est responsable de la famine. Le genre masculin est responsable de la guerre. Nous allons donc parler de l’homme, des hommes.

Séparant les hommes des femmes, il y a de cela des siècles, il fut nécessaire pour un homme de ne pas être associé à une femme, parce que Dieu, après tout était un homme. Son fils était un homme et on a suggéré que le Saint-Esprit, quel qu’il soit, était un homme ! Au niveau de la compréhension masculine, l’homme était en fin de compte divin et la femme était uniquement là pour le servir. Par conséquent, elle ne pouvait parvenir à la divinité que si son mari n’intercédait en sa faveur auprès de Dieu.

Une caractéristique distinctive commença à se dessiner chez l’homme à partir du moment où on commença à considérer que les femmes n’avaient pas d’âme, et il y a de cela des siècles. L’homme, par peur de retrouver une partie de lui-même chez la femme, dut s’efforcer de développer certains traits émotionnels susceptibles d’exalter son soi, tout en se maintenant séparé de la femme. Et toutes ces émotions qui constituent votre image se retrouvent aujourd’hui refoulées dans le corps.

Maintenant, nous allons parler de l’image. Par exemple, un homme ne pouvait pas pleurer. Il ne pouvait exprimer de la compassion ni de la tendresse. Il ne pouvait verser une larme dans la douceur d’un moment ni s’arrêter pour humer le pétale soyeux d’une fleur sauvage. Car s’il le faisait, il était considéré comme un faible, donc comme une femme qui, nous le savons maintenant, n’était pas considérée comme divine. L’homme devait accomplir des exploits, il devait être gagnant, il ne pouvait se permettre l’échec. L’insuccès était associé aux femmes.

L’homme commença à considérer qu’il était de son devoir non seulement de féconder de sa semence le monde entier, mais également de s’occuper de ses autres affaires. Donc l’homme se mit à concevoir et à créer une image dans laquelle la soif de l’accomplissement personnel devenait l’ultime pouvoir. Ce fut ce pour quoi il a travaillé, ce qu’il a désiré, ce qu’il a convoité. Dans son sommeil, ses rêves tendres n’étaient pas peuplés de petits enfants ni de lilas. Il rêvait de conquérir d’autres hommes et d’apparaître puissant à leurs yeux.

Bien que cela dure depuis 35 000 ans, selon notre échelle du temps, chaque vie, chaque génération cimente la division entre hommes et femmes ainsi que leurs stéréotypes. Même nos enseignements sur Dieu, dans le cadre de la religion, ont séparé les hommes des femmes, jusque dans la prière. L’accomplissement ultime de l’homme n’était pas d’aimer, en référence à cette image qu’il avait créée, mais d’obtenir le pouvoir, car ce pouvoir renforçait son image et lui donner de la crédibilité.

Alors que l’accomplissement ultime chez la femme serait d’être aimée par son homme parfait, chez l’homme de sa vie, (en accord avec son image) serait les affaires et le pouvoir et non d’aimer une femme. Vous comprenez donc maintenant pourquoi les hommes prirent leurs aventures, selon notre expression, tellement à la légère, forniquant et se roulant dans le foin. Comprenez-vous ? Cela ne voulait rien dire pour eux. Cela représentait uniquement une gratification sexuelle et une relaxation.

Avec le déroulement des siècles, cette image devint de plus en plus puissante. C’était l’homme qui était le roi et c’était lui, en effet, le guerrier. Il était le conquérant. Les hommes étaient toujours en train de créer des guerres, les uns contre les autres, prétextant souvent l’excuse que c’était la volonté de Dieu. Pour apaiser leur ego altéré, cette grandiose image à la mesure de laquelle ils devaient vivre. À chaque vie, le but de cette âme serait d’acquérir le pouvoir, n’ont pas l’amour. L’amour n’a pas facilement sa place dans l’ego altéré. L’amour réside dans le Dieu intérieur, l’ego. Non pas dans l’image de l’ego. Non pas dans l’image qui recouvre chacun d’entre vous qui lisez ces lignes.

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