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Ère nouvelle

La Terre

Que reste-t-il à l’arbre ?

La Terre, cet organisme vivant, a toléré et toléré. Ce pays, que vous appelez votre chez vous, a été grandement protégé de bien des façons. On ne connaît pas de précédent, dans l’histoire écrite, d’une civilisation qui ait pu vivre si longtemps à l’abri des changements cataclysmiques. En un sens, ce pays appelé l’Amérique a été très protégé de plusieurs catastrophes. Au départ, l’Amérique nourrissait tout son monde et accumulait des surplus qu’elle pouvait distribuer à l’étranger. Elle a toujours eu à sa disposition suffisamment de ressources naturelles pour prendre soin de tous. C’était en vérité un grand jardin et ce l’est encore, jusqu’à un certain point. Mais la Terre y a été violée, abusée et mal utilisée, par ignorance.

La Terre, qui comprend cela, vit une situation très dramatique. On entend gémir chaque facette de son environnement naturel. La nature et le souffle de vie en toutes choses. Tout est vivant. Ce n’est pas parce qu’un arbre ne vous parle pas qu’il n’est pas vivant. Une plante est un être vivant. La Terre est vivante. Une grosse roche est vivante. Car tout est vivant dans le royaume du Dieu manifesté. Tous les éléments de la nature gémissent : ils ont mal.

Pour être un peu plus précis, je vous dirai qu’ils pleurent de douleur, ou qu’ils étouffent, qu’ils ont passé par la chambre à gaz. Cela vous aiderait-t-il à mieux comprendre la réalité d’une intelligence qui ne peut dialoguer avec vous ? Faites le parallèle avec votre corps dont les plaies seraient douchées d’acide, qui respirerait du poison et aurait continuellement mal au ventre. Votre Terre merveilleuse traverse ces tribulations en ce moment. Elle possède sa propre capacité de changer et elle le fera. D’ailleurs, le changement est déjà en cours.

Donc, la Terre et toute la nature vous servent un avertissement, comme ces dauphins magnifiques, vos frères, qui se précipitent sur vos plages pour y mourir.

Les petits animaux qui nous apportent les perles de sagesse et qui meurent vous servent également un avertissement. Et les poissons qui avaient l’habitude de se reproduire dans les endroits appropriés qu’ils ne trouvent plus tentent également à vous avertir. Chaque fois qu’une grande baleine s’échoue sur une de vos côtes, elle essaie de vous dire quelque chose.

Tout cela ne passe pas inaperçu. Qui se brouillera pour prendre soin de la vie ? Si l’homme refuse de changer, alors que reste-t-il à la vie ? Que reste-t-il à l’arbre ? Qui prendra la défense des baleines et des marsouins ? Et de la petite huître, dont l’irritation aiguë, le cri de douleur se transforme en joyau qui pend à votre cou ? Qui prendra la défense des rochers ? Des cours d’eau ? De l’air ? Qui dira pour eux: « Votre heure est venue, car vous allez vivre et votre message sera entendu et en vérité, sera exaucé ? »

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